Skip to content

2018-41-8 – Ressources Humaines – Les femmes dirigeantes d’entreprise auraient de meilleurs résultats

Les femmes dirigeantes ont rarement été analysées scientifiquement sur leur succès dans des conditions de travail réelles. Des chercheurs italiens l'ont fait et ont mis en évidence de nombreux effets positifs.

Source originale : XING / WELT

Traduction

Les femmes auraient un impact positif sur les résultats de l'entreprise

Les femmes dirigeantes ont rarement été analysées scientifiquement sur leur succès dans des conditions de travail réelles. Des chercheurs italiens l'ont fait et ont mis en évidence de nombreux effets positifs.

Les femmes mènent leurs équipes vers de meilleures performances mais ne sont pas encore bien reconnues par les hommes. Cette impression, chère à de nombreux experts en gestion depuis des années, a maintenant été confirmée par des scientifiques italiens. Dans une expérience réelle, ils ont ainsi constaté des comportements altruistes chez les femmes dirigeantes.
Pour la participation, 430 étudiants de l'Université de Calabre se sont portés volontaires pour passer une partie d'un examen en équipe. La composition des trois équipes et la direction ont été établies. Cela a permis aux chercheurs de mesurer l’effet de différent
es répartitions des deux sexes. L’Institut de recherche sur l’avenir du travail de Bonn (IZA) a publié les résultats.
On peut constater que les équipes dirigées par des femmes ont obtenu au final de bien meilleures notes.
Les femmes étaient particulièrement à leur meilleur niveau lorsqu’elles étaient sous un leadership féminin. Les participants masculins considéraient cependant, de façon critique, les performances des femmes dirigeantes et avaient tendance à les noter moins bien que les directions masculines. "Les hommes semblent toujours avoir des réserves sur le leadership féminin, bien que - ou peut-être parce que – celui-ci s'avère particulièrement efficace", a déclaré Vincenzo Scoppa de l'Université de Calabre, auteur de l'étude avec deux collègues de l'Université de Milan.

Il reste le problème de la poule qui a fait l'œuf

Jusqu'à présent, les expériences de travail en équipe ont été principalement effectuées dans des conditions de laboratoire, mais rarement dans la vie réelle. Les chercheurs ont également comparé les performances de différentes entreprises qui confiaient des directions à des nombres variables de femmes. La société de conseil McKinsey a récemment examiné plus de 1000 entreprises de douze pays. Les consultants ont classé la proportion de femmes dans les trois plus hauts niveaux de direction des entreprises par rapport à leur succès économique.
Résultat : s'il y a un nombre particulièrement élevé de femmes dans la direction, la probabilité d'obtenir des résultats économiques particulièrement bons est cinq fois plus élevée. Toutefois, ces corrélations s’inscrivent toujours dans le problème dit de la poule et de l’œuf : on ne peut finalement pas affirmer avec certitude que la base du succès d’une entreprise vient bien de la direction par des femmes et non d’un environnement de marché particulier, d’une industrie particulière ou d’autres facteurs.
C'était différent pour les étudiants test en Italie. Ils se sont préparés à différentes tâches d'examen dans différentes compositions de groupe.
Ici, les femmes en position de direction d’équipe prenaient leur travail très au sérieux. Elles passaient manifestement tellement de temps à veiller au bien-être de tout le groupe, par exemple en s'occupant des membres et de leur coordination, que leur propre temps d'apprentissage était trop court.
Ainsi, les chercheurs
trouvent une explication dans le fait que les chefs d’équipe féminines effectuaient moins de contrôles que les membres féminins de leur équipe. De plus, les chefs femmes estimaient que leur tâche prenait beaucoup de temps, un point sur lequel les chefs d’équipe masculins se sont moins souvent plaints lors de l’enquête qui a suivi l’expérience.

Les femmes ont tendance à se sous-estimer

Les équipes ont évidemment bénéficié de la part de leurs dirigeantes femmes d’un désintérêt dans leur engagement personnel ainsi que dans leur talent organisationnel et leur motivation. Selon les chercheurs, ces caractéristiques "typiquement féminines" deviendraient de plus en plus importantes dans les environnements de travail modernes et collaboratifs.
Bien sûr, selon la situation, des compétences de leadership «typiquement masculines» telles que l'affirmation de soi et la confiance en soi sont nécessaires.
En ce qui concerne la confiance en soi, les étudiantes de l'expérience pourraient bien sûr la compléter. Bien qu’elles aient mieux performé avec les équipes qu’elles dirigeaient, elles n’étaient cependant, en aucune façon, particulièrement satisfaites d’elles-mêmes. Quoi qu'il en soit, elles n'ont pas jugé leur propre leadership meilleur que celui des chefs d'équipe masculins.
Les hommes ont tendance à surestimer leurs performances, tandis que les femmes ont tendance à se sous-estimer. De plus, les femmes sont particulièrement critiques envers les hommes. Rien d’étonnant à ce que seules quelques femmes aient atteint le sommet de la hiérarchie.
Pas qu’un peu comme le montre une étude récente de la fondation suédo-allemande AllBright. Le 1er septembre, les 160 plus grandes sociétés cotées en bourse en Allemagne comptaient 697 membres des conseils de direction. Parmi eux il y avait 60 (1) hommes au prénom de Thomas ou Michael, mais seulement 56 femmes.

(1) Note du traducteur : ce chiffre paraît faux ou à tout le moins curieux !

Traduction Jean-Louis Bourgogne octobre 2018

2018-41-7 – MedTech-Economie- Siemens Healthineers célèbre l'ouverture de son nouveau siège social à Erlangen

Lors d'une cérémonie, les employés, le conseil de direction et le conseil de surveillance de Siemens Healthineers ont célébré l'inauguration du nouveau siège social à Erlangen, en présence d'invités des secteurs politique et de la santé. En deux ans, un nouvel immeuble de bureaux a été construit pour un montant d’environ un million de dollars.
• Continuation de l'histoire de plus de 140 ans dans le lieu traditionnel d'Erlangen
• Place pour 1 000 employés Siemens

Source originale : DeviceMed

Traduction

Siemens Healthineers célèbre l'ouverture de son nouveau siège social à Erlangen

Lors d'une cérémonie, les employés, le conseil de direction et le conseil de surveillance de Siemens Healthineers ont célébré l'inauguration du nouveau siège social à Erlangen, en présence d'invités des secteurs politique et de la santé. En deux ans, un nouvel immeuble de bureaux a été construit pour un montant d’environ un million de dollars.
• Continuation de l'histoire de plus de 140 ans dans le lieu traditionnel d'Erlangen
• Place pour 1 000 employés Siemens

Un vaste espace ouvert et plus de 120 salles de réunion conçues différemment créent un environnement moderne et attrayant pouvant accueillir jusqu'à 1 000 employés. Le bâtiment est utilisé par le conseil d’administration et les fonctions centrales, notamment les ressources humaines, la comptabilité et le contrôle de gestion, la communication et le marketing.

Un nouveau bâtiment pour l'une des divisions les plus performantes de Siemens

"Siemens Healthineers est l'une des plus grandes entreprises allemandes dans un domaine d'avenir absolu et l'une des unités les plus performantes du Groupe Siemens. « C’est une réalité que, notamment au vu de son introduction en bourse et l’entrée en un temps record dans le Tec-DAX et le MDAX, la société réussit déjà mieux qu’avant » : a déclaré Michael Sen, membre du conseil d’administration de Siemens AG et président du conseil de surveillance de Siemens Healthineers AG. « En tant que société indépendante cotée, nous voulons façonner l'avenir de la médecine à partir d'une position de leader mondial », a ajouté Bernd Montag, PDG de Siemens Healthineers.
Les employés de Siemens Healthineers ont été impliqués dès le début dans la conception de leur nouvel environnement de travail, car le nouveau siège central devrait rechercher
dans l’avenir à développer la coopération entre les employés, ainsi qu'avec les clients et les partenaires. Cet établissement est considéré comme un modèle pour tous les autres sites de Siemens Healthineers dans le monde. Avec son concept de matériaux et de couleurs, le bâtiment s’engage visiblement à développer la culture d’entreprise en offrant un environnement de travail ouvert, axé sur le travail d’équipe, propice à la communication et efficace. Le vaste parc de bureaux est complété par environ 75 "groupes de réflexion", dans lesquels les employés peuvent s’impliquer à tout moment pour un travail de groupe, des réunions ou des appels téléphoniques. 14 salles de réunion et de discussion permettent des échanges informels et 40 salles de conférence et de réunion offrent un espace pour des discussions approfondies avec des visiteurs et collègues.
Le nouveau siège de la société a été construit à proximité immédiate de l'ancienne tour administrative d'Erlangen. Il se trouve à seulement quelques centaines de mètres du siège historique de la société précurseur Reiniger, Gebbert & Schall, dont le bâtiment abrite aujourd'hui le Siemens Healthineers Med-Museum.

Traduction Jean-Louis Bourgogne octobre 2018

2018-41-4 - Fabrication additive -Pour améliorer la sécurité et la qualité, Piab propose une solution sous vide pour le traitement des poudres en fabrication additive

Pour éviter l’échappement de poussières fines en dehors des installations de fabrication additive Piab propose son système d’alimentation en poudres Pi-Flow-p doté d’un filtre et de filtres complémentaires sur la pompe à vide. Ce système assure une meilleure sécurité du personnel grâce à un environnement du poste de travail plus propre. Dans le même temps la qualité du procédé est améliorée grâce à la diminution des risques de contamination par l’atmosphère environnante.

Source originale : site Maschinenmarkt

Taduction

Manipulation sûre de la poudre pour la fabrication additive

Pour le chargement des machines de fabrication additive en poudres plastiques ou métalliques, Piab propose le système d’alimentaion sous vide PI-Flow-p. Il gère aussi le retour du matériau en excès.

Pour la manipulation des poudres métalliques dans la fabrication additive, Piab a à son catalogue un alimenteur sous vide, PI-Flow-p. Les filtres dans le système sous vide ainsi que les filtres de l’air évacué sur la pompe à vide empêchent les particules de pénétrer dans l'espace de travail et protègent ainsi les employés du contact avec ces substances. Cela garantit un environnement de travail propre, où les risques pour la santé sont largement réduits. Dans le même temps, la poudre est protégée contre la contamination environnementale et la perte de qualité pouvant en résulter. En principe, toutes les poudres et tous les gaz compatibles Atex peuvent être véhiculés dans les alimenteurs sous vide tant qu'ils ne subissent pas de surcharge électrostatique dans l’atmosphère gazeuse et ne dépassent pas une résistivité volumique spécifique. Avec son arrêt automatique de la pompe à vide, l’alimenteur sous vide limite les coûts d'énergie pour l’alimentation et le remplissage automatisés des installations. Alternativement, l’alimenteur à vide peut servir plusieurs machines sur une plate-forme mobile, à condition qu'elles impriment avec la même poudre.
L’
alimenteur sous vide envoie la poudre dans le courant d'air. Une autre particularité de l’alimenteur de poudres métalliques est qu'elles se font souvent sous une atmosphère de gaz inerte, généralement de l'azote ou de l'argon. Cela signifie que ces gaz doivent être introduits dans le système, ce qui nécessite un contrôle extrêmement complexe. Dans le centre de test interne de Butzbach, Piab mène ses propres expériences sur l’alimentation sous azote et développe avec les clients un processus d’alimentation sous vide adapté à la poudre utilisée.
Le dispositif peut également être utilisé pour recycler le surplus de poudre d’une production dans le cycle de
fabrication. Dans ce cas, la poudre restante est absorbée par une lance d'aspiration avec la pompe à vide de l’alimenteur avant d’être vidée dans un récipient à travers un tamis. De là, la poudre est renvoyée dans le cycle de production par l’alimenteur sous vide via un tuyau. De cette façon, le cycle est fermé, les ressources sont épargnées et les déchets évités.
La société recherche actuellement des moyens permett
ant le passage rapide d'une poudre de métal à une autre dans le cadre d’une production flexible. Piab travaille également sur l'intégration dans le sens de l'industrie 4.0. Au delà d’I / O-Link, de l’accès au cloud et de la possibilité de préréglages, Piab développe actuellement un processus de réglage automatique spécifiquement adapté au secteur de l’alimentation sous vide. Les alimenteurs sous vide utilisés dans les chaînes entièrement automatisées ont pour objectif de s’adapter automatiquement à différentes exigences, telles que les temps d’aspiration et de refoulement, cela afin de garantir un approvisionnement optimal de produit.

Pourquoi la fabrication additive a-t-elle besoin de sa propre technologie de dosage et d’alimentation ?

C’est lié à la densité apparente élevée. Étant donné que les poudres métalliques pèsent jusqu'à 8 kg / l alors que les poudres dans le secteur pharmaceutique ou alimentaire sont, elles, par exemple, à 0,8 à 1,2 kg / l. Cela nécessite des systèmes de vide nettement plus puissants pour propulser la poudre. Dans le même temps, un processus de production ne nécessite que des quantités relativement faibles, de sorte qu’il est généralement préférable de ne pas dépasser 100 kg / h, soit 0,0125 m3. En raison de la densité apparente élevée et du grand filtre du système ainsi que du filtre supplémentaire pour l'air extrait, une pompe à vide de taille adaptée est nécessaire pour obtenir la puissance d'aspiration nécessaire. Le temps de production dans les procédés additifs est relativement long et les durées d’alimentation faibles.

Traduction Jean-Louis Bourgogne octobre 2018

2018-41-2 Environnement - Merkel salue le compromis européen sur le CO² : l’industrie lance un cri d’alarme

La chancelière Angela Merkel et la ministre de la Protection de l’Environnement Svenja Schulze ont salué l’accord européen visant à diminuer les émissions de CO². Les organismes de protection de l’environnement crient au manque de courage tandis que l’industrie automobile alerte sur les risques de perte d’emploi.

Source originale :  actualités de XING

Traduction

Merkel fait l'éloge du compromis - l'industrie alerte

Le compromis de l'UE en matière de CO2 rencontre un écho contrasté en Allemagne : alors que la chancelière Merkel en fait l'éloge, les organisations environnementales critiquent le manque de courage. En revanche, l’industrie automobile met en garde contre les pertes d’emplois.

La chancelière fédérale Angela Merkel et la ministre de l'Environnement Svenja Schulze ont salué l'accord des ministres européens de l'Environnement visant à réduire les émissions de CO2. Les organisations environnementales, par contre, ont accusé le gouvernement fédéral de mettre un frein à la protection du climat.
Les ministres de l'Environnement de l'UE avaient conclu mardi soir un accord sur la réduction des émissions de CO2 des voitures et des camions. Il est maintenant prévu de réduire les émissions des voitures particulières de 35% d’ici 2030 par rapport à 2021. Pour les camions, le gain devrait être de 30%.

Défaite ou succès pour le gouvernement fédéral ?

Le gouvernement fédéral avait initialement préconisé de réduire les émissions de CO2 des voitures de 30% seulement. Cependant, la majorité des autres États membres de l'UE ont réclamé un objectif plus ambitieux. Le Parlement européen a exigé 40%.
Merkel a qualifié mercredi de "supportable" le résultat de 35%. C'était "bien" qu'il y ait eu un accord. Aucun accord aurait eu pour sens qu'il n'y ait pas eu de prévisibilité pour l'industrie automobile européenne. Le ministre de l'Environnement, Schulze, a parlé d'un "progrès important". Elle aurait admis "après une discussion précise avec la Chancellerie" que monter de 30 à 35% serait encore acceptable. "Ainsi l'Allemagne ne devait pas bloquer les négociations, pour au contraire servir de pont entre les positions très différentes des Etats membres", a déclaré le responsable politique du SPD. Ce n'était "pas un secret que j'aurais imaginé des décisions plus ambitieuses et plus justes", a ajouté Schulze. "Mais ce qui compte, c’est que la voie soit libre pour de nouvelles répartitions dans les flottes de véhicules."
Concernant les voitures électriques et hybrides, il est prévu que le parc atteigne 35% d’ici 2030. Pour les camions, la prévision est de 30%. Dans le même temps, toutefois, les constructeurs automobiles auront davantage de possibilités de monter la proportion de voitures électriques dans leur production globale. Chaque voiture électrique répondant aux spécifications doit être comptée deux fois.

"Compromis décevant"

La dirigeante verte Annalena Baerbock a critiqué le compromis sur la réduction de CO2, le jugeant "décevant". Chaque fois que l'Union européenne veut s'impliquer dans la protection du climat, le gouvernement fédéral met des "bâtons dans les roues", a-t-elle déclaré aux journaux du Funke Mediengruppe.
L’organisation écologiste Germanwatch a déclaré que le gouvernement allemand avait "souligné son rôle de frein à la protection du climat européen".

L'industrie met en garde contre les effets négatifs

L'industrie automobile allemande a qualifié le compromis de l'UE de regrettable. L’accord n’assure pas un "équilibre entre protection du climat et emploi en Europe", a déclaré le président de la VDA, Bernhard Mattes, à la radio rbb.
Selon l'association de fabricants européens Acea, il y a des menaces "d’effets négatifs aussi bien sur la compétitivité du secteur que pour les travailleurs de l'automobile et les consommateurs".

Traduction Jean-Louis Bourgogne octobre 2018

2018-41-6 - MedTech-Prothèses - Pour toucher et prendre comme avant

Des chercheurs ont développé un code spécial à l'intention des personnes amputées afin de stimuler les nerfs et donner ainsi l’impression de préhension et serrage naturelle. Cette technique permet aux amputés du bras de saisir les objets avec précision en déplaçant leur prothèse plus naturellement.

Source originale : site Medizin und Technik

Traduction

Pour toucher et prendre comme avant

Des chercheurs ont développé un code spécial à l'intention des personnes amputées afin de provoquer des impulsions stimulant les nerfs, par exemple dans la souche du bras. Ainsi ils pourraient saisir avec précision et déplacer leur prothèse plus naturellement.

Les chercheurs ont trouvé  depuis quelques années de quoi équiper les prothèses de la main de capteurs techniques. Grâce à ces capteurs, les personnes dont le bras a été amputé peuvent reconnaître la forme et la résistance des objets saisis en électro-stimulant les nerfs du moignon. Jusqu'à présent, cependant, les informations transmises étaient encore loin de simuler une impression et d'une dextérité naturelles.

Les impulsions de courant dans le cerveau fournissent la sensation

Une équipe de recherche internationale dirigée par le spécialiste en microsystèmes de Fribourg, le professeur Thomas Stieglitz, a fait un pas supplémentaire vers cette impression naturelle dans la prothèse. À cette fin, les scientifiques ont mis au point un nouveau "code de stimulation", grâce auquel les impulsions de courant transmettent au cerveau l’impression que ce sont les capteurs naturels de la peau qui les produisent. En conséquence, le patient reconnaît non seulement la force de préhension et la déformabilité d'un objet, mais le saisit également et le déplace plus rapidement et avec plus de précision. Cela est rendu possible par une approche interdisciplinaire avec des méthodes issues de la neuro-technologie, de la neurologie clinique, de la robotique et de la simulation informatique.

Tenir des œufs crus sans risques

"Pour le succès de la procédure, nous avons développé à Fribourg des électrodes implantables plus minces qu’un cheveu humain", a annoncé Stieglitz. Elles sont stables dans les nerfs et ne bougent pas. Par conséquent, pendant des mois, les impulsions purent être transmises de manière codée aux nerfs, de sorte que deux patients acceptèrent progressivement leurs prothèses comme leur propre bras et non plus comme un objet technique étranger. Et le scientifique ajoute: "Si je peux saisir les œufs crus sans crainte et savoir avec quelle puissance et où ma main écrase l’œuf, alors la question devient de savoir où est la frontière entre l'homme et la machine." Outre l'amélioration des sensations, de la précision et de l’adresse la stratégie de stimulation biomimétique aide également à réduire la douleur fantôme. La procédure peut être transférée sur d'autres prothèses.

Le consortium européen implique des chercheurs de l'École d'études avancées Sant'Anna (SSSA) à Pise / Italie, de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) en Suisse, de l'Université Albert Ludwigs Freiburg et du Policlinico Gemelli à Rome / Italie. Il est dirigé par Silvestro Micera, professeur de bio-ingénierie à la SSSA et titulaire de la chaire Bertarelli en neuro-ingénierie translationnelle de l'EPFL.

Traduction Jean-Louis Bourgogne octobre 2018

2018-41-5 - Industrie 4.0 - La chaudronnerie sur la bonne voie de l'industrie 4.0

Cela fait sept ans que le terme "Industrie 4.0" a été inventé. Il existe à présent une multitude de produits et de concepts, mais la numérisation tarde à entrer dans la pratique industrielle. L’article s’intéresse au secteur de la chaudronnerie qui devrait être encouragé par les premiers exemples dans cette voie.

Source originale : site Maschinenmarkt

Traduction

La chaudronnerie sur la bonne voie de l'industrie 4.0

Cela fait sept ans que le terme "Industrie 4.0" a été inventé. Il existe à présent une multitude de produits et de concepts, mais la numérisation tarde à entrer dans la pratique industrielle. Après tout, il existe des premiers exemples qui encouragent les chaudronniers à continuer dans cette voie.

Pour réaliser diverses grosses commandes, il faut se différencier nettement. Pour la Société chinoise Shandong New Beiyang Information Technology Co., Ltd. (SNBC) cela signifiait de construire une usine Industrie 4.0 en un temps record, déclare Trumpf. Plus précisément, il s’agissait de production de stations d’emballage automatiques ; les commandes avaient une durée de plusieurs années. La capacité propre de production chaudronnée étai insuffisante de même que chez les sous-traitants. Il n'y avait qu'une solution : une nouvelle usine. Liu Bo, responsable de la production chez SNBC, a déclaré: "Nous ne voulions pas faire les choses à moitié sur ce projet. Nous recherchions une production entièrement automatisée. "
Pour décrocher le contrat, SNBC a démarré la production des premières stations d’emballage. Dans le même temps, la société a commandé à Trumpf huit machines laser, de poinçonnage et de pliage avec interfaces d'automatisation. En parallèle, les experts
se sont occupés de l'aménagement des locaux. Environ la moitié des plus de 7600 m² était prévue pour l'entrepôt ainsi que pour la chaudronnerie entièrement automatisée. Le reste était destiné à la soudure au laser et à un atelier de peinture. Aujourd'hui, l'entrepôt Stopa de 126 m de long avec 360 bacs de stockage et deux systèmes de stockage et de récupération est connecté à plusieurs centres laser, de poinçonnage et de pliage ainsi qu'à des composants d'automatisation. Il est contrôlé avec le module de stockage Tru-Tops-Fab.

Un processus de fabrication harmonieux

Dans la fabrication automatisée, il est important de veiller à ce que le flux de pièces dans la production soit aussi fluide que possible, comme l'explique Trumpf. Les machines et composants connectés à l'entrepôt forment un système. C’est plus difficiles avec les processus souples. Par exemple, qu'arrive-t-il à une pièce après le pliage ? Comment l'information de fin de tâche arrive-t-elle dans l'atelier de peinture ou sur un lieu de travail manuel ? Et comment la pièce y parvient-elle alors, dans la bonne quantité et au bon endroit ? Sonja Hilbig, chef de projet Tru Connect : "SNBC prétendait que tout fonctionnait immédiatement et de manière entièrement automatique. Nous n’en sommes pas encore à ce stade aujourd’hui, mais nous avons de bonnes raisons de penser que cela sera possible petit à petit à l’avenir. "
Le logiciel visualise tous les
postes de travail et les alimente en commandes. Ainsi, si une commande comprend environ huit étapes de travail, un plan de travail correspondant est établi. L’état des plans de travail peut être appelé sur chaque poste de travail. Les procédures étrangères sont également largement intégrées. "Cela signifie que l'opération fait partie de l'ensemble du processus de fabrication. Cependant, l'utilisateur doit saisir manuellement le moment où il commence, par exemple, les pièces à la peinture ou au rivetage. Ensuite, il doit terminer le travail manuellement ", explique Hilbig.

Augmentation de la production de 20%

Les autres étapes fonctionnent chez SNBC de manière entièrement automatique. Selon M. Liu, "l'automatisation nous a permis d'augmenter notre production d'environ 20%". La nouvelle production de la SNBC en trois équipes ne nécessite que trois opérateurs de machine par nuit. Liu a commenté: "Nous avons déjà atteint notre limite de capacité. Notre investissement dans l’avenir a porté ses fruits, même si notre première usine ne fait qu'accompagner notre voyage dans l’industrie 4.0 à son départ. "
Mais Industrie 4.0 n’est pas réservée aux grandes entreprises. Ralf Stirl a prouvé qu'il avait réussi à
transformer un atelier de travail non rentable en Smart Factory en un an. Ce qui semblait être un véritable défi était, en fait, la vraie solution : Stirl a dû, pour réussir, créer un atelier de travail, comme le rapporte Trumpf.
Au début de l'année 2017, la société
non rentable Schmidt GmbH est devenue la société FBT Feinblechtechnik GmbH et Stirl se mit à la recherche. "Le problème était la coupe, qui avait été achetée entièrement à des partenaires de la coopération. Cela a considérablement ralenti la vitesse de production. Je devais donc d'abord m'occuper de ce sujet ", dit-il. Mais très vite, il trouva la société de conseil Tru-Connect de Trumpf. "Fermer le secteur de la découpe me paraissait un peu court. Je voulais utiliser le nouveau départ de la société pour tester toutes les procédures et tous les processus ", a déclaré Stirl. Daniel Haller, consultant Tru Connect chez Trumpf, s’est ainsi appuyé sur deux employés et a commencé à analyser la fabrication.

Traduction Jean-Louis Bourgogne octobre 2018

2018-41-3 – Investissements - L’autrichien 1zu1 investit 1.5 millions d’euros dans la fabrication additive

Spécialisée dans la fabrication de prototypes, petites séries et séries partielles, 1zu1 investit prioritairement en fabrication additive. L’utilisation est axée principalement sur trois installations de frittage laser et lithographie stéréo de grande précision.

Source originale :  site Maschinenmarkt

Traduction

1zu1 investit un million dans la fabrication additive

La société autrichienne 1zu1 investit au total 1,5 million d'euros dans de nouvelles installations de production pour la fabrication additive et le moulage par injection.

1zu1 produit des prototypes, des petites séries et des pièces en série. Selon la société, la plupart de ses investissements portent sur la fabrication additive. Elle est de plus en plus utilisée pour la production de masse, avec trois installations permettant le frittage laser et la stéréolithographie dans une qualité haut de gamme. À l'avenir, 1zu1 offrira également le frittage à haute vitesse sur un système HP en tant que technologie d'entrée de gamme rentable. Une autre usine a été achetée dans le cadre de la Business Unit Injection Molding,.
Les quatre machines pour la fabrication additive comprennent deux P110 Velocis d'EOS, qui doivent produire des pièces en 24 heures par frittage laser.
1zu1 promet la rapidité grâce au Jet Fusion 3D 4200 de HP, mais considère la technologie plutôt comme une variante d’entrée de gamme rentable. Immédiatement avant la mise en service du système de stéréolithographie ProX 800 de 3D-Systems. Celui-ci devrait produire des pièces d’une qualité maximale jusqu’à une diagonale d’environ 1 m. Avec le nouveau système, 1zu1 souhaite produire des pièces en plastique très transparentes, comme du verre. Une usine de traitement de la poudre et l'un des premiers systèmes au monde à colorer des pièces frittées au laser sont déjà en service.

Pour les pièces plus grandes en moulage par injection

Dans le domaine du moulage par injection, 1zu1 ajoute à l’automne à sa capacité de production une machine Sumitomo Demag entièrement électronique et universellement équipée avec une force de serrage de 160 t. 1zu1 procède par moulage par injection avec des outillages en aluminium fraisés, ce qui devrait permettre la production en série de jusqu'à 50 000 pièces à un coût inférieur à celui avec des outillages en acier conventionnels.

Traduction Jean-Louis Bourgogne octobre 2018

018-41-1 - Automobile - Concurrencer la Chine – Le ministre Altmaier veut mettre des milliards dans la fabrication de batteries

Pour que la construction automobile allemande ne perde pas la course vers la voiture électrique, le ministère fédéral des Affaires économiques envisage une grande offensive sur la batterie. Une région particulière d’Allemagne pourrait en profiter.

Source originale : XING

Traduction

Concurrence contre la Chine - Le ministre Altmaier semble vouloir soutenir avec des milliards la fabrication de batteries

Pour que VW et ses confrères ne perdent pas la course vers les voitures électriques, le ministère fédéral des Affaires économiques envisage une offensive sur la batterie. Une région en Allemagne pourrait particulièrement en bénéficier.

Les projets de fabrication de cellules de batterie en Allemagne sont en train de prendre forme. Le ministre fédéral de l'Economie, Peter Altmaier (CDU), souhaite présenter, selon un rapport du "Tagesspiegel" du 13 novembre, un consortium industriel qui construirait pour cela une usine. Le gouvernement fédéral fournirait un milliard d'euros à titre de financement de démarrage.

Les projets d'Altmaier visent à ce que l'Allemagne ne soit pas distancée dans le domaine de l'électromobilité. Les cellules de batterie constituent le cœur des batteries de la voiture électrique et sont considérées comme une technologie clé. Jusque là, elles ont été produites presque exclusivement par des sociétés asiatiques : neuf voitures électriques sur dix utilisent des batteries d'Extrême-Orient. Récemment, un fabricant chinois a choisi Erfurt comme site d'implantation d'une nouvelle usine et la Chancelière a déclaré que si l'investisseur chinois venait en Europe, ce serait bien si c’était en Allemagne. Les constructeurs automobiles allemands sont menacés par la perspective de n’être que des emboutisseurs de tôles. D’où la peur des partisans des cellules de batterie.

Deuxième usine de cellules en Lusace

Selon le rapport, Altmaier souhaite promouvoir une deuxième usine de cellules avec un milliard supplémentaire et l'installer en Lusace. Le gouvernement fédéral, de même que le Brandebourg et la Saxe, tentent d'implanter de nouvelles entreprises industrielles dans la région, à la veille de l'extinction de l’extraction de lignite.

Selon le "Tagesspiegel" le fabricant de cellules Varta Microbattery ainsi que les usines Ford de Cologne devraient faire partie du consortium. Le ministère fédéral de l'Économie n'a pas voulu confirmer le nombre et le nom des partenaires. "Nous ne pouvons pas participer à la spéculation", a-t-il déclaré.

Traduction Jean-Louis Bourgogne octobre 2018 

La voie est désormais ouverte vers les lasers à impulsion de haute puissance grâce à Gérard Mourou, colauréat avec son ancienne doctorante, la Canadienne Donna Strickland du prix Nobel de physique 2018.

Les lasers ont près de 60 ans et la course à la puissance lumineuse a été la raison d'être de nombreux chercheurs. L'idée est d'amplifier l'intensité de la source laser.

Cependant les lasers à impulsions, véritables mitraillettes d'impulsions lumineuses, résistaient face à cette course. Une course que  Gérard Mourou et Donna Strickland relancent dès 1985 en présentant la technique d'amplification à dérive de fréquence, ou Chirped Pulse Amplification (CPA).

Lire la suite sur l'article Usine Nouvelle