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L’acceptation des robots sur le lieu de travail diminue (Allemagne)


Les Européens sont aujourd'hui plus hostiles aux robots qu'il y a cinq ans. Ceci est le résultat d'une nouvelle étude de l'Université Julius Maximilian de Würzburg et de l'Université Johannes Kepler de Linz.


L'étude est basée sur les données de l'Eurobaromètre de 2012, 2014 et 2017. Ces enquêtes représentatives ont interrogé au total 80 396 citoyens de 27 pays européens sur des questions d'actualité au nom de l'Union européenne. Au cours des entretiens, les robots ont d'abord été décrits aux répondants en termes généraux comme des robots pouvant aider les personnes dans leurs activités quotidiennes, telles que les robots de nettoyage, ou travaillant dans des environnements trop dangereux pour l'homme, par exemple pour la récupération des victimes.


Les personnes interrogées ont ensuite été interrogées sur leur évaluation des robots, alors que les résultats étaient encore relativement positifs. Confrontés à des applications concrètes telles que les robots chirurgicaux et infirmiers ou les voitures autonomes, les répondants ont attribué des cotes beaucoup plus négatives. En particulier, les réserves concernant les robots sur le lieu de travail ont augmenté. Les chercheurs soupçonnent également que le sujet des pertes d'emplois liées aux applications robotiques était de plus en plus présent dans le public. Cependant, l'utilisation de robots sur le lieu de travail est toujours jugée plus positive que celle utilisée dans la salle d'opération ou sous la forme de voitures autonomes.


Cependant, le message fondamental de l’étude est que le scepticisme à l’égard des robots en Europe a continué de croître entre 2012 et 2017. Les chercheurs estiment que cela devrait constituer un signal d'alarme pour la politique et l'économie, car une attitude négative à l'égard des nouvelles technologies pourrait indiquer que ces technologies ne seront peut-être pas acceptées plus tard et ne pourront pas prévaloir sur le marché. Maintenant, il y a un besoin de plus grande transparence.

Source : SCOPE/XING 10-04-2019

Auteure : Andrea Gillhuber

Traduction Jean-Louis Bourgogne