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“Nous devons également vérifier la qualité des accessoires de soins” (Allemagne)


Source : BVMed 12-04-2019

Auteur : BVMed

Traduction Jean-Louis Bourgogne

"Rapidement, nous voulons traiter sur un pied d’égalité les négociations contractuelles concernant les accessoires de soins. Nous suivrons cela avec précision au plan politique." C'est ce qu'a déclaré la députée SPD du Bundestag et rapporteur de son groupe pour les dispositifs médicaux, Martina Stamm-Fibich, lors du BVMed Health Round organisé le 11 avril 2019 à Berlin. L’interdiction récente des offres d’accessoires était une politique mal adaptée à la situation. Stamm-Fibich: "La qualité des soins avec les accessoires doit être définie contractuellement, puis contrôlée. Nous allons, maintenant, aussi surveiller de près l'évolution des prix."

La responsable politique SPD a été déçue que certaines compagnies d’assurance maladie aient ignoré les dispositions de la loi sur la réforme de l’aide HHVG (Loi rectificative sur les accessoires de santé NdT) et continuent d’avoir le prix le plus bas pour la qualité des soins. On devrait maintenant observer de près comment la nouvelle législation sera mise en œuvre. Il serait également important que le répertoire des accessoires "soit maintenant mis à jour en permanence". BVMed s'est engagé à renforcer la concurrence en matière de qualité entre les sociétés d'assurance maladie. "Celles-ci incluent des exigences contraignantes et nationales pour le contrôle des contrats", a déclaré le Directeur général de BVMed, Dr. Marc-Pierre Möll.

Un autre sujet abordé lors de la table ronde du BVMed était, dans le cadre de la loi pour une plus grande sécurité de la distributiion des produits pharmaceutiques (GSAV Gesetzes für mehr Sicherheit in der Arzneimittelversorgung), le changement de la définition du pansement. Le projet actuel de GSAV stipule que les produits ayant des effets pharmacologiques, immunologiques ou métaboliques ne sont plus couverts par le nom du pansement. Le Conseil fédéral s'est prononcé contre cette proposition et souhaiterait laisser persister la définition plus large du pansement. "Concernant le pansement, je partage l'opinion du Conseil fédéral." À mon avis, il n'y a actuellement aucune base pour un nouveau règlement ", a déclaré Stamm-Fibich.

"Le nouveau règlement prévoit que parmi les 8 000 produits de premiers secours jusqu'à 3 000 d’entre eux échapperaient à l’assurance maladie", a critiqué le directeur général de BVMed, Möll. "Étant donné que de nombreux patients ne peuvent pas payer les produits, leur situation d'accès aux soins risque d'être gravement altérée, ce qui créera une offre à deux vitesses", a-t-il averti. Le nouveau règlement proposé concerne les pansements techniquement avancés utilisés dans les plaies infectées traitées avec des bactéries multirésistantes. En guise d'alternative, des antibiotiques seraient utilisés ce qui favoriserait le développement de germes résistants. Des alternatives de traitement plus limitées augmenteraient le risque d'interventions chirurgicales plus fréquentes et d'hospitalisation de personnes souffrant de plaies aiguës ou chroniques.

Conclusion de Möll: "La définition du pansement par la GSAF représente scientifiquement un pas en arrière important et met en péril la sécurité des patients." Pour garantir la sécurité des soins des patients blessés et éviter un déficit de soins, nous devons nous en tenir à la définition éprouvée du pansement. "